Vracdesouvenirs

 

Instant de lucidité 29 août 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 9 h 56 min

 

Dans les jupons de la nuit j’enroule ma torpeur et coule mes frayeurs

Contre l’épaule du vent j’éponge mes larmes et ronge mes alarmes

Sur le ventre des montagnes je frotte mes mots et colporte les échos

Au creux du giron du temps je pèse mes dires et apaise mon ire

Mais au  lit de mes ennuis j’écoule mes pleurs et s’éboule mon cœur.

Et c’est en encre de sel et de sang, avec l’ongle de ma clairvoyance

que je crie ma solitude et écris pour l’innocente multitude !

 

 

Gozo (Malte) 28 août 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 15 h 33 min

De la Grotte Bleue à la Fenêtre d’Azur
Des croisés rescapés prodigieuse conquête
Où le pouvoir humain au divin se mesur(e !)
Plus cupide invasion que noble et sainte quête.

Du grand roc blanc levé au milieu des flots bleus
À la douce Gozo aux rondeurs verdoyantes
Nous nargue Calypso, le soleil dans les yeux
Et c’est tout l’Olympe et Homère qui nous hantent.

Du port gris matinal au florissant îlot
Le vent se fait Zéphyr, l’onde bleue cajoleuse.
On papote et sourit, pensée au fil de l’eau
Et soudain, tout là-bas, les trois frêles danseuses !

De la Grotte Bleue à la Fenêtre d’Azur
C’est rêve de douceur, de balades marines ;
Les églises, on oublie et toutes les masur(es !).
Finis Malte et sa croix, les Muses on taquine.

 

 

Dernier soir à Mellieha Bay

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 5 h 54 min

 

Sur le chagrin moite d’un soir qui s’épanche du haut de la falaise dorée s’imprime la longue errance de tes mots en débandade. Une journée s’achève stérile et vagabonde le long des daturas en soleils et des jasmins en étoiles. L’outremer profond de la baie soupire au rythme de tes pas, au rythme de ton cœur, au rythme des rouges pavots en bulles de sang vif.

C’est l’heure  du vague à l’âme en lame venue de ton tréfonds.

S’illuminent en vigiles au ras du sol, lucioles dociles et civilisées, mille pleines lunes. D’un coup tu n’es plus seule. Tu grimpes et vous voilà quatre. Trois grandes silhouettes grises te devancent, te tirent vers la ville d’or et de diamant crevant loin l’anthracite d’un ciel minéral. Toutes quatre, lentement au rythme de tes pas souvent hésitants, toi sur le chemin, elles préférant le  ténébreux talus végétal.

C’est l’heure du passage, l’heure de l’inversion des mondes.

Ombres et lumières t’enveloppent, te bernent en un paysage mouvant comme au pays d’Alice et pourtant t’arriment à ces cieux terrestres tandis que tes rêves prennent leur envol, se cognent à la voûte brune et retombent sur les eaux, miroirs trompeurs et flagorneurs. Ivresse et troublant malaise de ce trop de bien-être factice qu’on sait éphémère.

C’est la nuit en tombée de traîne d’une reine trop féconde.

 

 

Aube lagunaire (Tanka) 27 août 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 20 h 22 min

 

Le soleil s’ennuie
Les nuages rient aux larmes
Soupir de la Terre
La lagune s’alanguit
S’agacent les hirondelles

 

 

 

Souvenirs de 1990 26 août 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 12 h 51 min

Le Bénin

Pays d’ocre et de sel, d’ocre et de ciels lavés, d’ocre et d’eaux dormantes, d’ocre et de sang, ta nuit psalmodie sans fin la béance de l’éternité offerte à celui de qui seul

le vent irise l’ébène sous les cils.

Le sel s’est éteint en ses prunelles natives mais les antiennes, prières et louanges caressent les moites nuées

se gonflent de toutes les peurs de toutes les outrances

glissent sur le Ganvié effervescent

crèvent en bulles de phosphore autour des cases mouvantes

ensorcellent les pilotis moussus rongés d’attentes stériles d’agonie programmée

mais sans discontinuer la nuit rouge berce les corolles de moustiques et

le cœur nacarat de la femme écarquillée, navrée, saveur fade de neige peignée, cherchant un labile sommeil entre draps aseptisés de cet hôtel climatisé d’irréalité de fausse virginité.

C’est de Porto Novo à Cotonou l’âme Vaudou qui envoûte et magnétise toute la mangrove.

 

Bat toujours, bat sans cesse la garance épaisse sève d’un peuple pétri de l’ocre glaise qui rouille terres et châteaux ancestraux où

tant d’écarlates féminines coulées ont enfoui à jamais jeunes veuves effondrées après sauvages et mâles létales guerres sans nom.

Villages sous terre se nichent

toujours incandescents viviers de hautes légendes belliqueuses et

Roi-Lion Gléglé veille gouverne encore et toujours les mémoires avides.

Rouge de deuil, rouge de soleil, rouge d’affliction, s’élève vers les cieux laiteux le fumet entêtant écœurant de la chair corruptible pourtant

nourricière offerte aux chalands.

C’est Abomey qui pulse et qui s’enivre de gloire Béhanzine.

 

Et de Bohicon à Natitingou, de Kérou à Tchaourou,

de Kandi à Djougou, de Bambéréké à Bétérou en foule

abusée et naïve a coulé

jadis

veine crevée et généreuse

la riche lave béninoise vers le port de tous les espoirs

et désespoirs

la miroitante Ouidah.

De Ouidah à Gorée, corps perdus à jamais.

Pour le scintillement narquois d’un lilial imposteur.

Gâchis et blanche trahison !

 

 

Il est temps de tout rassembler ! Il y en a tant et tant! Des souvenirs…

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 10 h 08 min

Reg Chap Bleu

En ce moment, fin d’un cycle de vie.

Latence.

Et puis un autre commencera…

Rayonnant, éblouissant !

 

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