Vracdesouvenirs

 

Cymbales d’un matin neuf 10 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 19 h 01 min

 

Un jour nouveau éternue
en eau-forte d’un hier
en esquisse pour un demain.

 

Café serré entre routine et coups de fil
Fantaisie en sourdine tenue dessus les toits.
Éclats des cuivres des heures premières.

 

La partition gravée en nécessité
Pas de soupirs, pas de surprises
Prévoir couacs en importuns.

C’est du LIVE toujours
Mais finie l’improvisation
Fini le bœuf des années cool.

Au pas on va marcher.

 

Il arrive de l’Est toutes voiles de feu en étendard.
Il est encore loin qu’Elle, pâle effarouchée,
s’éclipse
en virgule chavirée
crevant le velum
de velours céruléen tendu
sur la ville étourdie.

 

À l’Ouest la nuit,
dans sa longue traîne diamantée
s’étire encore
au-dessus des âmes
lasses mais confiantes, gonflées
de mille rêves, de promesses
pour un jour qui pourrait être glorieux.

 

Il est six heures.
C’est Août qui soupire.
C’est un été comme dans
un songe qui se saborde.
C’est étrange flottement
que Juin engendra.
Septembre en fera ce qu’il voudra.

 

 

Balade solitaire 9 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 54 min

 

Au souffle, dru comme larmes nouvelles, de mes pas, grimpe le vrac de nos tourments volatiles sur le fût de nos rêves,

Ils s’agglutinent comme pies affolantes à la cime qui troue la flanelle d’un ciel en quiétude automnale.
S’y éparpillent.

 

Jacassante pantomime en creuset d’innocence perdue !

S’y perdent, éperdus, en violentes nuées ! Incandescentes mélopées dessus la canopée.

 

Fiévreuse quiétude au parc de nos cœurs !

25 novembre 2016

 

 

 

Humanoïde

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 50 min

 

C’est un soir où tout se teint d’ambre de cobalt et de pourpre
C’est un soir où d’âme lune les nues éternuent et se pâment
C’est un soir où s’éteint l’alarme des cigales à l’ourlet de nos rêves
C’est un soir où d’amertume s’effrite le vélin griffé qui se fronce

 

C’est un soir de juillet turbulent en attente de certitude déchirante
et coule l’anesthésiante agonie toujours provisoire d’un soleil indifférent
ricanant même à la hune transie qui cogne le vent mollissant.
Et toi tu t’indignes maudissant ta triste condition d’humain vieillissant.

 

Irréversibilité du temps qui dégouline en lames de feu en ton corps soudain révélé
en larmes d’ire vaine, en torsions d’airain sournoises et mesquines.
Craque ta carcasse lassée d’abandon et de déni par tant de mépris cavalier.
Maudit soit ce corps d’onde et d’artifice qui te révèle soudain ce que tu es :
Hère de misère et de rien !

Juillet 2016

 

 

 

Le poisson rouge et la chatte de Marie-Chantal

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 44 min

 

Un poisson rouge lassé de tourner en rond
au bord de la dépression dans son bocal
regardait avec envie la chatte qui faisait ron-ron
sous la caresse de leur maîtresse Marie-Chantal

 

Il fit des glop, il fit des flop, il fit des coups fourrés
et ainsi l’attention attira des deux donzelles énamourées
L’une, aussitôt le poil hérissa et grimaça
 l’autre auprès de lui en daphnies s’empressa.

Il se calma et chacune reprit sa douce position.

La chatte l’oublia en faisant le dos rond
Marie-Chantal, près d’elle, prit son napperon
et lui, pauvre petit poisson en fit des yeux tout ronds.

 

Soudain d’en finir il décida
prit son élan et jaillit du bocal.
Sur le carrelage, il fit flop-flop
et la chatte en un éclair le goba.

 

Marie-Chantal fit oh puis ah !
passa la serpillère et le bocal vida.
Pas de prière, pas de discours,
tranquillement la vie reprit son cours.

 

Quoi de plus normal pour un chat
qu’un  petit poisson pour repas ?
Qu’est-ce que d’un poisson, le trépas ?
Ce soir-là, d’aucune boîte Marie-Chantal ne fit l’achat.

 

 

La fuite 8 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 9 h 16 min

 

Allez, viens ! C’est fini !
Il nous faut partir vite.
Fuir ceux qui nous évitent.
Viens ! Tu n’es pas punie !

 

T’auras d’autres copines !
On file vers un ailleurs,
là où il fera meilleur.
Ne faut pas qu’on lambine !

 

Faut courir eh banane !
Demain on s’ra, tu vois,
tout là-bas dans le bois,
on fera  une cabane.

Tu sais, tu es vernie !
T’as une maman qui t’aime.
T’as d’la chance tout d’même !
Pour ici, c’est fini !

 

 

Divagations animalières 6 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 10 h 42 min

 

Suis panthère !  Me l’a dit l’ami !

Pan t’erres trop souvent dans ma vie à m’en faire perdre les sens !

T’es Panthère, il m’a dit ! L’ai cru et depuis le suis devenue !

 

C’est un rat ! m’a dit l’ami !

Râle toujours au bord du comptoir à en oublier sa monnaie !

Rat d’un coup est devenu l’autre ! Pauvre de lui !

 

Sont des moutons ! Clame le clan !

Entends-tu ? Ton cerveau malmené peut plus penser !

Moutons deviennent les copains sans plus comprendre.

 

C’est un loup aux dents longues, ils disent tous

Toutou tu penses-toi mais de qui ?

Loup ou chien qu’importe ? Il est prêt à mordre.

 

 

Respirer…encore 5 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 8 h 43 min

Suggérer ce que peut être la paix en quelques coups de crayons laissés par les enfants il y a bien longtemps…sur une feuille de papier déjà souillée.

Coups de crayons fort malhabiles, griffonnage d’un soir chez soi, près de ses palmiers mal entretenus quand le vent s’est tu, saine occupation des doigts tandis que l’esprit chiffonne le noir et le gris !

Le tamaris s’enrhume et ne sourit plus. Son rose doux et généreux poudre les choses et les âmes tout alentour.

Les mots s’éteignent à l’étouffoir de la sidération et pourtant dire, dire tout de même autrement comme l’enfant qui s’évade, loin, là où l’on se sent si bien. Dessiner ce qui est beau, ce qui est bon, colorier le monde à sa façon. Oubli nécessaire, temporaire, vital !

Malgré soi, s’entonnent les murmures des antiennes d’espoir en éclats de factices lucioles. Tiède nuit de juillet qu’on est si heureux de respirer…encore.

La vie toujours gagnera.

 

 

Deux instantanés écrits en live sur le street art de trois artistes à La Palme le dimanche 23 juillet 2017 4 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 7 h 40 min

 

 Œuvre de Jérôme et Sébastien

 Matrice terre de Sienne,

éploiement salé au bas de crêtes vives,

caresses félines pour rousseurs féminines,

c’est femmes d’ici,

c’est nymphes gémellaires et éternelles

des vents et des eaux souveraines.

C’est Vie en gloire pour rue palmiste

étourdie du soleil de juillet.

Régine Nobécourt-Seidel

Œuvre de Jérémie

 Rose flamant

en vol de mémoire d’hier

sur ciel d’aujourd’hui,

lumière en éclaboussures de vent,

balayage coloré du mur

enflammé pour

une Naissance vibrante,

c’est brisure de souvenirs,

c’est Rêver en gloire de rue vive.

Régine Nobécourt-Seidel

 

 

 

Michael Wong Loi Sing 3 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 6 h 37 min

Le mannequin de Rosa Lee Parks

de

Michael Wong Loi Sing

Corps de femme pour des merveilles
Sans tête, sans jambe, sans bras,
Corps de femme, toujours en veille,
Inerte offert à qui voudra.

C’est lui aux encres chatoyantes,
Lui, qui du Surinam venu,
Qui, Maestria flamboyante,
Effleure ce modèle nu.

Sous ses doigts s’anime la toile.
Époustouflante floraison,
Illumination verticale !
Terre et nuées en liaison.

Vibre comme un étonnant souffle,
Humaine transfiguration.
Charme féminin en maroufle,
Subtile et troublante émotion
.

Il eût pu en faire un bel ange
Il en fit un rêve piégé
Une aile, comme c’est étrange,
en fit magique être figé
.

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Petit matin méditerranéen 2 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 46 min

 

Reflets et effets en cassures nettes. Voiles et tourelles en coulée. Dialogues de garance. En clartés insoumises, le jour s’éploie sans mollir, force les orangés en poussant son outremer outre-champ sans outrage de l’écrit vagabond.

Lumière en tapinois.

S’étanchent le fadasse et le passé dans le soleil promis d’un aujourd’hui claironnant. C’est nouvelle épiphanie, jamais la même, toujours en éclats de couleurs jamais égalées. Intime violence assume virile nativité.

C’est fanfare matinale.

7 avril 2016 RNS

 

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