Vracdesouvenirs

 

Humanoïde 9 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 50 min

 

C’est un soir où tout se teint d’ambre de cobalt et de pourpre
C’est un soir où d’âme lune les nues éternuent et se pâment
C’est un soir où s’éteint l’alarme des cigales à l’ourlet de nos rêves
C’est un soir où d’amertume s’effrite le vélin griffé qui se fronce

 

C’est un soir de juillet turbulent en attente de certitude déchirante
et coule l’anesthésiante agonie toujours provisoire d’un soleil indifférent
ricanant même à la hune transie qui cogne le vent mollissant.
Et toi tu t’indignes maudissant ta triste condition d’humain vieillissant.

 

Irréversibilité du temps qui dégouline en lames de feu en ton corps soudain révélé
en larmes d’ire vaine, en torsions d’airain sournoises et mesquines.
Craque ta carcasse lassée d’abandon et de déni par tant de mépris cavalier.
Maudit soit ce corps d’onde et d’artifice qui te révèle soudain ce que tu es :
Hère de misère et de rien !

Juillet 2016

 

 

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