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Mais pas moi 28 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 23 h 20 min

Il y eut d’abord toi. On t’appelait Pépère
j’aimais ta moustache sur ma joue et puis
m’asseoir sur tes genoux, sage avant la nuit
Tu m’aimais, je riais. Pas comme avec mon père !
Pourquoi es-tu parti vite sans crier gare ?
ils s’en doutaient les grands, toi aussi mais pas moi !
Septembre roux pleurait et toi t’en avait marre,
t’as pas supporté, coeur d’enclume, trop d’émoi.
Et ce fut toi, papa, t’avais peur du printemps.
Pas drôle le printemps après un hiver rude,
Pas drôles ces femmes te guettant tout le temps !
T’en taisais trop, trop lourd les fils qui se dénudent !
Bile et plus de foi, puis ton pote le curé
entre angélus, vêpres, évangile et promesse
trinque avec ferveur en gage d’amitié
et te laisse mettre en terre sans une messe.
Pourquoi t’as jamais dit ta vie d’avant, ta vie
là-bas ? Et tu sais t’as pas tout raté, pas moi !
Et le rouge fini pour toi, pour moi aussi !
Après l’été tout gris, on a compté les mois.
Anniversaire de septembre, c’est pas drôle !
Elle pleure grand-mère et elle a mal, très mal.
Qu’est-ce qui la ronge, qui joue un sale rôle
En douce près du cœur ? oh long cri infernal !
Noël désespérance et puis le noir des femmes,
La radio qui se tait mais surtout pas moi !
La vie au ralenti pour la Paix à son âme.
Chez la cousine, passer dimanche on m’envoie.
Pour la vie apprendre, seize mois ont suffi.
La mort, la souffrance de l’autre et puis se taire.
Je n’avais pas dix ans, déjà tout était dit.
Droit au bonheur, combat, colère salutaire !

 

 
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Sous la voûte de bleu 23 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 23 h 13 min

Le silence en grand deuil, lourd, livide et glacé
Après l’énorme fracas vrombissant de ferraille,
De flamme et d’acier, débris en pagaille,
En hâte escalada le rocher fracassé.
L’éclair blanc s’éteignit, gloire pour trépasser !
S’ouvrent des noirs récifs, les épaisses entrailles,
Sous la voûte de bleu, tout le vivant tressaille.
Le si blanc maculé dit ce qui s’est passé.
Comprendre pour nommer la bête trop immonde
Qui cogne sans savoir les souffrances du monde
Pour l’honneur d’un défi lancé au genre humain !
Des hommes tout le sel ne noiera pas la peine
Ni la longue douleur des tristes lendemains.
Oh ! Quel crime odieux et pourquoi tant de haine ?

 

 
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Soir d’écriture

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 23 h 11 min

J’ai vu un chocolat qui se la coulait douce
à la flamme de sang de la bougie allumée.
J’ai vu l’air ébahi d’une fille enfumée.
J’ai vu le sombre bleu de l’encre sur son pouce.
J’ai vu un oeil briller sur la nappe griffée
comme un flocon fané d’une neige biffée.
J’ai vu le soir couler en nos verres transis
et la page envahir. La peur, tous, a saisis.
J’ai vu noircir le nez de la flammèche rousse,
sur la feuille grandir comme une grise mousse
une foule de troncs, comme des croix, dressés
par une dextre main d’un grand enfant blessé.
Véritable forêt comme celle qui pousse
après les noirs conflits sur la terre trop douce
du nord jadis meurtri. Mon stylo a crié.
J’ai seul, alors, pleuré mais n’ai jamais prié.

 

 
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Fin de journée

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 23 h 00 min

Quand je me fais pelote au creux de ton épaule,
Que le jour fut grincheux, les échanges fumeux,
Le travail fastidieux, les propos venimeux,
je ne crains plus les fous ni le froid d’Éole.
De tes bras fatigués, alors j’aime la geôle.
Je ferme les yeux, mon esprit est brumeux,
Des soucis, c’est l’oubli ! Ton souffle qui s’émeut ?,
Doux effluves de paix. Chacun joue bien son rôle.
Pas d’inutile bruit ! Fait bon d’être chez soi.
Les reflux de ton sang, seule, moi, les perçois.
C’est l’heure sans amis, la clarté qui vacille !
De tous abandonnés, on n’attend rien vraiment.
Malgré le poids des ans, on goûte ce moment
qui n’appartient qu’à nous si loin de la famille.

 

 

 
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La barque de mes nuits

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 22 h 58 min

Minuit sonne et j’embarque en pleine confiance
Sur mon fidèle esquif au repos chaque jour
Mais qui s’agace trop de docile impatience
Quand des soleils sauvages contrarient son parcours.
L’onde des flots noirs me vogue loin de la grève
D’abyssales amours aux fougueux tourbillons,
Franchissant sans émoi la frontière des rêves,
Pour ces lieux inconnus des fangeux trublions.
C’est la douce errance peuplée de fleurs amères
De lunes en miroirs, de soupirs éphémères,
Qui sans doute promet de bien meilleurs amis.
Une voix alors dit qu’au-dessus de la voile
Se tend mon fier destin, bonheur enfin permis
À la clarté de mon inaccessible étoile.

 

 
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Nuit sur le Mékong

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 22 h 54 min

C’est la nuit sur le fleuve et la lune en escouade
veille sur ce théâtre d’étoiles en toison.
Les jacinthes d’eau brodent les sampans en rade,
mousse de jade sombre qui barre l’horizon.
Comme brun champignon hallucinogène, croît
tout près le haut lotus pour une fleur nouvelle.
Dans la chaude moiteur l’homme ivre se voit Roi
sur le pont du vaisseau que sa lampe révèle.
Ô chaleurs envoûtantes riches en promesses
soulevez les vapeurs d’opium en une messe
pour ce paysage fluide comme en fusion !
L’homme-Roi décolle et flotte un chant virginal
sur son hamac fourbu. Étrange confusion !
Ô Terres inconnues des langueurs automnales !

 

 
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Cymbales d’un matin neuf 10 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 19 h 01 min

 

Un jour nouveau éternue
en eau-forte d’un hier
en esquisse pour un demain.

 

Café serré entre routine et coups de fil
Fantaisie en sourdine tenue dessus les toits.
Éclats des cuivres des heures premières.

 

La partition gravée en nécessité
Pas de soupirs, pas de surprises
Prévoir couacs en importuns.

C’est du LIVE toujours
Mais finie l’improvisation
Fini le bœuf des années cool.

Au pas on va marcher.

 

Il arrive de l’Est toutes voiles de feu en étendard.
Il est encore loin qu’Elle, pâle effarouchée,
s’éclipse
en virgule chavirée
crevant le velum
de velours céruléen tendu
sur la ville étourdie.

 

À l’Ouest la nuit,
dans sa longue traîne diamantée
s’étire encore
au-dessus des âmes
lasses mais confiantes, gonflées
de mille rêves, de promesses
pour un jour qui pourrait être glorieux.

 

Il est six heures.
C’est Août qui soupire.
C’est un été comme dans
un songe qui se saborde.
C’est étrange flottement
que Juin engendra.
Septembre en fera ce qu’il voudra.

 

 
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Balade solitaire 9 septembre 2017

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 54 min

 

Au souffle, dru comme larmes nouvelles, de mes pas, grimpe le vrac de nos tourments volatiles sur le fût de nos rêves,

Ils s’agglutinent comme pies affolantes à la cime qui troue la flanelle d’un ciel en quiétude automnale.
S’y éparpillent.

 

Jacassante pantomime en creuset d’innocence perdue !

S’y perdent, éperdus, en violentes nuées ! Incandescentes mélopées dessus la canopée.

 

Fiévreuse quiétude au parc de nos cœurs !

25 novembre 2016

 

 

 
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Humanoïde

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 50 min

 

C’est un soir où tout se teint d’ambre de cobalt et de pourpre
C’est un soir où d’âme lune les nues éternuent et se pâment
C’est un soir où s’éteint l’alarme des cigales à l’ourlet de nos rêves
C’est un soir où d’amertume s’effrite le vélin griffé qui se fronce

 

C’est un soir de juillet turbulent en attente de certitude déchirante
et coule l’anesthésiante agonie toujours provisoire d’un soleil indifférent
ricanant même à la hune transie qui cogne le vent mollissant.
Et toi tu t’indignes maudissant ta triste condition d’humain vieillissant.

 

Irréversibilité du temps qui dégouline en lames de feu en ton corps soudain révélé
en larmes d’ire vaine, en torsions d’airain sournoises et mesquines.
Craque ta carcasse lassée d’abandon et de déni par tant de mépris cavalier.
Maudit soit ce corps d’onde et d’artifice qui te révèle soudain ce que tu es :
Hère de misère et de rien !

Juillet 2016

 

 

 
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Le poisson rouge et la chatte de Marie-Chantal

Classé dans : Non classé — vracdesouvenirs @ 21 h 44 min

 

Un poisson rouge lassé de tourner en rond
au bord de la dépression dans son bocal
regardait avec envie la chatte qui faisait ron-ron
sous la caresse de leur maîtresse Marie-Chantal

 

Il fit des glop, il fit des flop, il fit des coups fourrés
et ainsi l’attention attira des deux donzelles énamourées
L’une, aussitôt le poil hérissa et grimaça
 l’autre auprès de lui en daphnies s’empressa.

Il se calma et chacune reprit sa douce position.

La chatte l’oublia en faisant le dos rond
Marie-Chantal, près d’elle, prit son napperon
et lui, pauvre petit poisson en fit des yeux tout ronds.

 

Soudain d’en finir il décida
prit son élan et jaillit du bocal.
Sur le carrelage, il fit flop-flop
et la chatte en un éclair le goba.

 

Marie-Chantal fit oh puis ah !
passa la serpillère et le bocal vida.
Pas de prière, pas de discours,
tranquillement la vie reprit son cours.

 

Quoi de plus normal pour un chat
qu’un  petit poisson pour repas ?
Qu’est-ce que d’un poisson, le trépas ?
Ce soir-là, d’aucune boîte Marie-Chantal ne fit l’achat.

 

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